M. Daniel Lavoie,
Le Printemps des Lettres 2008
Daniel j’aimerais vous faire part
de mon plus beau souvenir.Vous rappelez-vous votre enfance ? Les jours étaient sans fin, les heures interminables, le temps n’existait pas. Nous avions tout l’avenir devant nous. Nous étions éternels. Nous avions le temps pour tout et nous avions tout le temps pour nous.
Les attentes étaient délicieuses : la venue d’un petit frère ou d’une petite sœur, la venue du Père Noël ou de Jeannot Lapin. Nos rêves étaient incommensurables : un jour nous étions roi ou reine, un jour nous étions Tarzan ou Jane, un jour nous étions Barbe Rousse, un jour nous étions Jules Verne et nous étions pour conquérir le monde et l’univers et nous étions… nous étions…
Quels délices que l’enfance ! En un jour nous avions les temps de faire mille choses. C’est comme si le temps s’arrêtait pour nous laisser le temps de vivre et de goûter chaque instant. Un petit rien nous contentait et nos rêves nous transportaient.
Pourquoi devenus grands avons-nous oublié de prendre le temps, de saisir chaque instant ? Pourquoi disons-nous que nous manquons de temps ? Peut-être avons nous oublié l’enfant que nous avons été. NON redevenons l’enfant que nous avons été. Ainsi nous aurons le temps de vivre, de rêver, prenons le temps et nous aurons le temps pour tout, pour les autres et pour nous-mêmes ce que souvent nous oublions. Apprivoisons le temps si nous désirons en avoir.
Je vous remercie de votre implication dans la cause de l’alphabétisation, vous avez sûrement compris de prendre le temps pour d’autres mais surtout ne vous oubliez pas car il y aura toujours vous et c’est important.
A l’an prochain, j’espère
Jocelyne - Centre alpha LIRA - Point de service Minganie